Une entreprise sur quatre tombe pour une seule raison : le cash
Une entreprise sur quatre qui fait faillite en France tombe pour une seule raison. L'adéquation avec le marché ? Non. La menace de la concurrence ? Non.
La Banque de France le chiffre : c'est un problème de cash. Et les plus exposées, ce sont les entreprises qui grossissent trop vite.
Grandir, ça coûte de l'argent bien avant d'en rapporter. Tu investis d'abord : des locaux plus grands, du matériel, des gens que tu embauches avant que le chiffre suive. Et pendant ce temps, tu paies les salaires, les fournisseurs, le stock, quand tes clients, eux, te règlent à 60 ou 90 jours.
Ton besoin en fonds de roulement gonfle à mesure que tu accélères. L'argent sort vite, il rentre lentement. C'est le premature scaling : grossir plus vite que ses fondations.
Verne Harnish le résume en une phrase : la croissance dévore le cash. Et le cash ne fuit pas que par les factures. Quand tu grossis trop vite, ton équipe déborde et tes process ne suivent plus. Une commande passe à travers, un litige s'enlise, un client mécontent part. Chaque couac se règle en argent, ou en chiffre que tu ne fais pas.
D'où une idée qui déplaît aux dirigeants : consolide avant d'accélérer. Sinon, la seule chose que la vitesse te garantit, c'est de rencontrer le mur plus tôt.
Avant ta prochaine grosse phase, une question : est-ce que ta boîte encaisse déjà proprement ce qu'elle fait aujourd'hui ? Si la réponse traîne, ton problème n'est pas la croissance. C'est tes fondations.
Publié initialement sur LinkedIn.